Égypte : Edfou & Kom Ômbo

Après ces deux jours passés à Louxor et une nuit de navigation, nous entamons notre troisième journée en Égypte par une nouvelle étape : Edfou. Nous n'y resterons que la matinée afin de poursuivre notre croisière sur le Nil. 
Ce matin, le réveil fut un peu moins brusque que la veille, on p
etit-déjeune copieusement avant de partir à la découverte d'un nouveau  temple. Ce matin, point de felouque ni de van, puisque c'est en calèche que nous allons rejoindre notre lieu de visite. Oui oui, en calèche.
Plutôt particulier comme mode de transport pour nous occidentaux, mais ici, beaucoup de locaux se déplacent ainsi. Alors testons.
Cela a plutôt son charme, car on prend le temps de découvrir, de prendre le pouls de la ville. Pas de vitre entre les habitants et nous.

On croise des paysans, des vendeurs ambulants, des gens venus faire leurs courses au marché. C'est vraiment inhabituel et un chouette moment où l'on assiste à des scènes d'un quotidien si loin du nôtre...

Les images parlent d'elles-mêmes, alors on commence par cette petite vidéo dans les rues d'Edfou. Ça bouge, ça klaxonne, ça crie, c'est pas très bien filmé, mais ça met bien dans l'ambiance ;)

Quelques minutes plus tard nous voici devant le temple du Dieu faucon Horus, un des plus beaux temples ptolémaïques. Son entrée est incroyable, de par sa taille et ses inscriptions, deux faucons montent la garde. On appelle cette entrée un pylône, et on peut clairement dire que celui-ci est monumental. C'est le temple dont j'ai le plus aimé l'architecture. 

Retour à l'heure du déjeuner sur notre bateau, en calèche avec notre conducteur qui se démène gentiment pour que l'on accepte de lui prêter notre appareil pour nous prendre en photo sur sa calèche, ça a l'air de lui tenir tellement à cœur qu'on finit par céder ;)
La navigation reprend son cours sur notre désormais Nil d'amour, ce midi, le Chef nous a préparé un buffet à volonté, à partager sur le toit-terrasse du bateau... en plus d'être un régal pour les papilles, c'est aussi un régal pour les yeux...

Photo touriste

L'après-midi continue le long du Nil, où la navigation a repris pour une nouvelle étape en fin de journée. Chacun vaque à ses occupations le temps de reprendre ses esprits, de se ressourcer au rythme lent de ce ballet.
L'heure du coucher de soleil approche, notre arrivée à Kom Ômbo est imminente. Les quelques commerçants aux abords nous ont repérés, et ouvrent leurs petites boutiques à la vue du bateau qui accoste... c'est marrant à voir et à la fois triste car ces gens-là ne vendent quasiment plus rien depuis que les touristes fuient le pays. Alors ils attendent, inexorablement, la prochaine escale d'un croisiériste...

La nuit est tombée sur Kom Ômbo et nous débarquons pour aller visiter le temple de nuit. Celui-ci surplombe le Nil, et pour cause, à l'époque de nombreux crocodiles peuplaient ses berges. Le temple a pour nom Temple de Sobek et Haroëris.
Haroëris, le dieu à tête d'épervier et Sobek, le dieu crocodile et de la fertilité, c'est pourquoi il est appelé le « temple aux deux divinités ». Cela est unique pour un temple et se reflète dans l'architecture du lieu. Tout ici est dédoublé et en parfaite symétrie, deux entrées, deux salles hypostyles, et deux sanctuaires. La partie gauche étant dédiée à Haroëris, celle de droite à Sobek.

Pour celles et ceux qui doutaient encore de la présence de crocodiles dans le Nil, rassurez-vous il n'y en a désormais plus dans cette partie-là du fleuve, la construction du Haut barrage d'Assouan leur en interdisant l’accès.

Par contre à l'époque, ils étaient nombreux à Kom Ômbo, et certains sacrés, étaient entretenus et embaumés à leur mort. Des momies de crocodiles ont été retrouvées dans une nécropole proche. On peut les retrouver en contrebas du temple de Kom Ômbo, dans un petit musée appelé Musée du crocodile. On peut y voir une vingtaine de momies de crocodiles, des sarcophages, ou encore des œufs. 

Une nouvelle journée se termine à bord du Steam Ship Sudan. Nous resterons à quai jusqu'au lendemain, où nous poursuivrons la croisière jusqu'à notre dernière étape : Assouan.


Padoune

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